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la doctrine chrétienne c'est" soumets toi à ton ennemi, mets toi à poil devant lui, prosternes toi et ecartes
Par Maxence , le 21.07.2024
sil faut revenir aux premiers temps du christianisme, c'est à dire aux premières communautés qui se rassemblai
Par Anonyme, le 27.01.2022
oui, c'est vrai ! mais c'est dans l'hypothèse d'une eglise hiérarchisée et pyramidale. la création de petites
Par christianisme-en-q, le 20.04.2021
le retour à une eglise primitive pose le problème de l'unicité de la pensée, de la théologie, de la structurat
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sainte-trinite le 09/03/2020
le s égrégores !
toutes nos pensées se classes dans l'égrégore du bien ou du ma
Par sainte-trinite, le 10.03.2020
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Date de création : 23.04.2013
Dernière mise à jour :
26.03.2019
37 articles
Christianisme et Islam

L'Islam, né au début du 7ème siècle de notre ère en Arabie Saoudite, n'a cessé de progresser dans tout le bassin méditerranéen au détrimant du Christianisme installé là depuis ses origines. Depuis près de 14 siècles l'Islam s'oppose au Christianisme et au Judaïsme "par la prédication et le combat".
Le terrorisme islamique de ces dernières années s'appuye sur un certain nombre de versets du Coran qui appellent à la lutte armée contre "les gens du Livre", c'est à dire les Chrétiens et les Juifs. Ils sont considérés comme des "kafirounes" et des "chaïtanes", termes que l'on peut traduire par "incroyants, mécréants" et "diables".
L'Islam est en pleine crise religieuse car il n'arrive pas à adapter sa théologie aux exigences du monde moderne.
On trouvera ci-dessous une lettre remarquable d'un Père Jésuite vivant au Caire qui expose la problématique de l'Islam face au monde moderne.
Au lendemain des attentats de Paris
Le Caire, 14 novembre 2015
Lettre sereine aux musulmans ouverts, modérés et libéraux :
J’imagine votre embarras et votre confusion face à cette horreur, que vous condamnez sans doute du plus profond de vous-mêmes.
Vous sentez bien cependant que c’est l’Islam lui-même qui est incriminé, car c’est bien aux cris d’ «Allahou akbar» que s’est perpétuée cette tragique agression.
N’essayez surtout pas d’exonérer l’Islam de ce qui s’est passé.
Ne continuez pas à répéter ce refrain bien connu, suite à toutes les horreurs commises par les islamistes dans le monde : «Tout ça n’a rien à voir avec l’Islam».
Ne criez surtout pas à l’« amalgame », manière élégante de dédouaner l’Islam des violences récurrentes perpétrées en son nom.
C’est incongru d’affirmer que tout ce qui se passe comme atrocités au nom de l’Islam n’a rien à voir avec l’Islam.
Un certain occident « libéral » et une certaine Eglise catholique, tous deux partisans de l’ouverture et du dialogue, ne cessent de ressasser de tels slogans, sans chercher à aborder les vrais problèmes, dans un dialogue franc et ouvert.
L’« heure de vérité » a sonné, et il est grand temps de reconnaître que l’Islam a un problème.
Un problème qu’il doit avoir le courage de regarder en face et de tenter de résoudre en toute objectivité et lucidité.
Ce n’est pas en enfouissant sa tête dans le sable qu’on peut espérer trouvera une solution.
Je ne doute nullement de la sincérité et la bonne volonté des musulmans ouverts et modérés.
Mais là n’est pas la question.
On peut être pleinement sincère tout en étant dans l’erreur.
Il est trop facile pour les musulmans d’incriminer l’occident «corrompu » et « impérialiste » comme étant la source de tous leurs maux.
Il est trop facile d’accuser ceux qui instrumentalisent l’Islam pour leurs propres intérêts.
C’est dans l’Islam même que gît le problème.
Les musulmans ont toujours eu tendance à chercher des boucs émissaires partout, sauf en eux-mêmes.
Il est grand temps qu’ils se posent certaines questions cruciales et se rendent compte que «le ver est dans le fruit».
S’ils condamnent et rejettent ce radicalisme barbare qui les embarrasse, qu’ils fassent un petit effort pour en chercher la cause.
Ils découvriront alors que la cause se trouve dans les textes fondateurs de leur religion Coran, Sunna, Hadiths qui regorgent d’appels à l’intolérance, au meurtre et à la violence.
Ces textes sont encore enseignés aujourd’hui à l’Azhar, la plus haute instance de l’Islam sunnite, chargé de la formation des prédicateurs et "ulémas" à travers le monde.
Cette doctrine atteint le petit peuple à travers les prêches du vendredi – souvent incendiaires et rejoint les élèves via les manuels scolaires.
Vers le dixième siècle, l’Islam a eu le choix entre la voie mystique, modérée et ouverte, celle de la mecque, et la voie violente, radicale et conquérante, celle de Médine.
Il a malheureusement opté pour la seconde, en privilégiant les versets médinois aux mekkois, dans la fameuse doctrine de «l’abrogeant et de l’abrogé» (An nâsékh wal mansoukh).
Pour éviter alors que quiconque ne revienne sur cette décision, les "ulémas" de l’époque ont décrété que « la porte de "l’ijtihad" était désormais close.
Ce qui signifie que tout effort de réflexion critique susceptible de remettre en question une telle décision était pour toujours interdit.
Les nombreuses tentatives de réforme de l’islam, tout au long de son histoire, se sont heurtées à ce décret considéré comme immuable et irréversible.
Le grand cheikh soudanais, Mahmoud Taha, pour avoir proposé d’inverser la doctrine de l’abrogeant et de l’abrogé, en privilégiant les versets mekkois aux médinois, a été pendu sur la grande place de Khartoum, le 18 janvier 1985.
L’islam est dans la souricière, une souricière dans laquelle il s’est lui-même mis.
Une souricière dont il ne parvient pas à sortir.
Tel est le drame qui met les musulmans dans une angoissante situation.
«Les nouveaux penseurs de l’Islam» comme on les appelle aujourd’hui rêvent d’une réforme et d’un Islam compatible avec la modernité. Les émouvantes tentatives d’un homme aussi brillant que Abdennour Bidar n’en sont qu’un exemple.
Malheureusement, la pensée de ces hommes courageux ne fait pas le poids face à l’Islam rigoureux et borné qui domine depuis quatorze siècles.
J’imagine à quel point cela doit être douloureux pour ces penseurs, qui aimeraient tant trouver une issue à l’impasse dans laquelle ils se trouvent.
L’Église est passée par la même crise.
Mais elle est parvenue à la dépasser grâce au Concile Vatican II.
Il est grand temps que l’Islam en fasse autant et procède au même "aggiornamento".
Vœu pieux?
utopie, wishful thinking ?...
L’Islam peut-il se réformer sans se dénaturer ?
Je ne le pense pas.
Mais c’est aux musulmans eux-mêmes de répondre.
Henri Boulad, sj
Le Caire, 14 novembre 2015
Dommage que la fin de la lettre établisse cette comparaison entre la situation de l'église catholique et celle de l'Islam. Vatican II n'a été qu'une marche supplémentaire dans le cheminement de l'Église depuis 2000 ans et non la sortie de je ne sais quelle grave crise que dépeint l'auteur. Mais peut être les Jésuites ont-ils une vision que le fidèle lambda ne peut percevoir! En tout cas, cela n' a rien à voir avec l'aggiornamento dont l'Islam a le plus grand besoin, c'est-à-dire le retrait du Coran de tous les textes constituant des appels au meurtre, à la violence et au sectarisme pour lui permettre d'aller dans le sens de la "religion de paix et de tolérance" dont on nous serine les oreilles, mais qu'on a du mal à discerner.
- Dans les sociétés occidentales de culture judéo-chrétienne
Le christianisme s'est étendu au monde entier depuis 2000 ans, avec plus ou moins de bonheur et de respect pour les pays "colonisés" :
- En particulier les croisades entreprises en terres musulmanes pour délivrer le tombeau du Christ. On sait aujourd'hui que les objectifs étaient essentiellement commerciaux et organisés par la papauté et les riches familles vénitiennes. Une honte pour le christianisme !
- De même en Amérique latine, la congrégation des Jésuites a conquis bien des pays, où les "traces" de leurs invasions sont encore bien présentes dans les cultures locales complètement altérées.
- Mais le christianisme s'est aussi profondément implanté en Europe, balayant la plupart des croyances et cultures locales.
Le fondement du christianisme est "La libération de l'homme". Libération de toutes ses entraves culturelles et ses traditions, de toutes les superstitions et les pressions religieuses issues de l'Ancien Testament. Nos préceptes fondamentaux de démocratie que sont "Liberté, Egalité, Fraternité" sont une désacralisation de cette phrase fondamentale de l'Evangile "Aimez-vous les uns les autres". Tous égaux !!! Les hommes comme les femmes !!!
Mais même encore aujourd'hui pour les femmes ce n'est pas le cas. Au XXème siècle, les femmes ont lutté contre le patriarcat des siècles passés qui en faisait essentiellement des ménagères et des "faiseuses d'enfants", sans aucun droits dans la société, sinon celui de se taire et de subir le machisme des hommes. Elles ont donc lutté pour le droit de travailler, de voter, d'avorter, d'occuper des positions stratégiques dans la société, le droit d'être respectées et prises en considération. En ce début du XXIème siècle les femmes ne sont toujours pas l'égal de l'homme. Elles doivent encore se battre pour avoir, à compétences égales, des salaires égaux. Elles se battent pour être respectées dans leur féminité, en particulier contre le machisme des hommes et souvent l'impunité du viol.
Déjà Jésus, en son temps, s'était opposé aux traditions religieuses des Pharisiens et des Publicains, issues de la loi de Moïse, qui enfermaient la femme dans un esclavage patriarcal. Son opposition aux traditions l'on conduit à la mort et en même temps il nous a libéré de ces jougs qui accablaient le peuple Juif et l'obsédait dans une quête de pureté rituelle et religieuse névrotique.
Cependant l'Eglise institution a "oublié" pendant des siècles le combat de Jésus pour notre libération en nous imposant des obligations religieuses issues de l'Ancien Testatment qui n'ont rien à voir avec l'Esprit de l'Evangile.
- Elle nous a imposé l'image d'un Dieu terrifiant, celui de l'Ancien Testament qui, tel un démiurge, châtie et déverse des cataclysmes sur le peuple Juif infidèle ou sur ses ennemis.
- C'est aussi l'image d'un père qui juge, condamne et punit ses enfants, du haut de son "nuage", parce qu'ils ne font pas sa volonté et ne respectent pas la loi de Moïse.
- C'est un Dieu culpabilisateur qu'il faut supplier car nous sommes tous des pécheurs depuis notre plus tendre enfance (cf. les prières que nous récitons lors des offices religieux dans lesquelles la culpabilisation de notre condition humaine est omniprésente).
- C'est un Dieu qui ne respecte pas la femme dans toutes ses valeurs et sa féminité.
- Mais Dieu est tout autre. ce n'est ni un père, ni un démiurge ou un juge, mais un Dieu d'Amour qui ne juge pas, qui ne condamne pas mais qui nous aime, comme nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, et vers qui ont peut aller en toute confiance sans avoir honte de ce que nous sommes.
De tout ces siècles obscurs, le christianisme a quand même apporté à nos société occidentale de puissants leviers pour la promotion de l'Homme, et qui s'appellent "Démocratie", "Laïcisme" et "Education scolaire". L'homme du XXIème siècle a acquis un esprit scientiste et critique, qui ne croit que ce qu'il voit ou que ce qui est démontré. C'est donc un mode de pensée très différent de celui de l'Ancien Testament, celui des siècles passés et de la plupart des pays de culture non judéo-chrétiennes du bassin méditerranéen.
- Dans les sociétés mediterranéennes de cultures non judéo-chrétienne
Ces sociétés ont gardé jusqu'à aujourd'hui leurs traditions et leurs croyances depuis des millénaires. Elles sont proches de celles du monde judaïque de l'époque de Jésus.
Elles sont donc confrontées à notre civilisation occidentale qu'elles perçoivent comme aggressive, irrespectueuse et destructrice de leurs traditions, de leurs religions, de leurs valeurs et de leurs coutûmes.
- La condition de vie de la femme dans ces pays est aujourd'hui sensiblement la même que celle qui existait au temps de Jésus chez les Juifs et chez ces peuples là. En particulier, les femmes infidèles étaient lapidées jusqu'à ce que mort s'en suive.
- La femme occidentale, dans sa manière de se présenter, est une véritable provocation pour la plupart des pays du Moyen Orient. En effet, elle apparaît dans les journaux, à la télévision, au cinéma et dans la vie courante non voilée, aux bras et jambes dévêtus. Dans les publicités, elle est à peine vêtue afin d'être la plus attractive possible pour présenter toutes sortes de biens de consommation. Elle est devenue une "femme objet" que, à juste titre, les féministe dénoncent avec force. Mais surtout c'est une femme très libérée de l'emprise des hommes, qui conduit sa vie comme elle l'entend.
On comprend alors qu'ils jugent notre société occidentale comme scandaleuse, vivant sous l'emprise du diable ("cheïtane" et "kafiroune") et qu'elle est incompatible avec leurs valeurs et leurs traditions ancestrales.
D'où des oppositions et des stratégies de destruction de notre civilisation qui conduisent à des violences et à des guerres effroyables (Il est vrai que nous payons nos erreurs passées en tant que leurs colonisateurs chrétiens et destructeurs de leurs cultures).
C'est dans "Les Actes des Apôtres" que l'on trouve une abondante documentation sur les premières communautés chrétiennes.
- Les premiers chrétiens sont des Juifs
Les premiers chrétiens sont des Juifs, donc de religion juive. Ils vont prier dans les synagogues et participent à toutes les fêtes juives. Mais, en plus, ils se réunissent à part, dans la maison de l'un d'entre eux, pour partager le pain et le vin en souvenir de Jésus, comme il l'a recommandé à ses disciples.
En un premier temps ils essayent de convaincre leur entourage que Jésus est le Messie tant attendu. Puis ils commencent à prêcher la "Bonne Nouvelle" de Jésus au sein des synagogues. De nombreux Juifs se convertissent car ils trouvent dans le discours des apôtres, des espoirs que ne leur donne plus leur religion, enkylosée qu'elle est dans des pratiques religieuses très formalistes et très hypocrites.
- Eclosion d'une secte judéo-chrétienne et tradition orale
Eprouvant un malaise grandissant vis à vis des institutions juives dans lesquelles ils ne se retrouvent plus les premiers chrétiens s'écartent de leur communauté d'origine. Ils forment petit à petit une sorte de secte, la secte judéo-chrétienne. Ils se regroupent entre eux, s'inventent une liturgie propre et se regroupent autour des apôtres qui deviennent leurs référents. Ces derniers leur racontent les différents épisodes de la vie de Jésus, puisqu'ils en ont été les témoins oculaires. C'est ainsi qu'une tradition orale se met en place, colportée de village en village et même au-delà des limites de la Palestine.
Ils se réunissent pour partager le pain et le vin en souvenir de Jésus. Ils sont très pieux et s'entraident, vendant leurs biens, si nécessaire, pour soulager les plus nécessiteux, accomplissant des miracles et, de ce fait, trouvant un accueil très favorable au sein de la population.
- Diaspora chrétienne
Tout au long du premier et du deuxième siècle l'extension du christianisme est importante tout autour du bassin méditerranéen. Les centres principaux sont Jérusalem en Palestine; Damas en Syrie; Antioche, Ephèse, Pergame, Nicée et Tarse en Turquie; Philippe, Thessalonique et Corinthe en Grèce; Alexandrie en Egypte; Cyrène en Lybie; Carthage en Tunisie; Rome et Naples en Italie; Lyon, Marseille et Vienne en France; Tarragone, Tolède et Séville en Espagne.
- Premiers problèmes avec les autorités en place
En prêchant dans les synagogues ils provoquent des réactions et des méfiances qui sont transmises aux autorités religieuses. Leur attitude ne passe pas inaperçue et commence à créer des tensions, des remarques déplacées, des suspicions, voire des dénonciations auprès des autorités religieuses juives et romaines.
Les Romains, occupant leur pays, imposent des actions contraires à leurs valeurs : participer aux fêtes religieuses romaines, offrir des sacrifices aux dieux romains, rendre un culte à l'empereur romain. Ce qu'ils refusent de faire.
Dans un premier temps, les Romains qui n'attachaient que peu d'importance aux manifestations religieuses des Juifs et des Chrétiens changent petit à petit d'avis suite à des actes de violence entre religieux Juifs et Chrétiens.
- Premières persécutions
Ayant déjà beaucoup de difficulté à maîtriser cette population rebelle à leurs lois et à leurs valeurs, les Romains préfèrent mettre un terme à cette secte naissante. Progressivement ils en arrivent à mettre en prison les Chrétiens et à les martyriser. Les premières persécutions se passent sous le règne de Néron en 64. Ce dernier, soupçonné d'être l'auteur de l'incendie de Rome, détourne l'attention des Romains en accusant les Chrétiens d'en être les auteurs. Une répression effroyable est alors mise en place et de nombreux chrétiens meurent dans des souffrances atroces.
- Intensification des persécutions
Ces persécutions sont plus ou moins importantes et régulières selon les régions. Elles dureront jusqu'en 313 avec l'édit de Milan signé par l'empereur Constantin.
Mais pendant plus de 200 ans les chrétiens seront pourchassés et martyrisés impitoyablement. Les chrétiens de statut Romain sont décapités, ceux d'origine Juive et les esclaves sont livrés aux bêtes féroces dans les jeux de cirque, crucifiés, brûlés ou empalés, comme ce fut le cas en 177 à Lyon.
L'augmentation des conversions au christianisme dans tous les milieux des sociétés Romaine et Juive intensifie la répression jusqu'aux grandes persécutions sous les empereurs Diocletien et Galère dans les années 260.
- L'Eglise des catacombes
Ces mesures extrêmes forcent les chrétiens à célébrer leur culte dans le secret et la clandestinité des cimetières souterrains, ou catacombes. De nombreuses fresques sont encore visibles de nos jours. Elles représentent les symboles chrétiens : la brebis, le poisson et la croix.
Mais ce climat de terreur n'empêche pas une grande grande partie de la population Romaine de devenir chrétienne à la fin du IIIème siècle.
- Triomphe du christianisme
En 313, avec l'édit de Milan, l'empereur Constantin met fin aux persécutions. Il rend aux chrétiens les biens séquestrés, et annule toutes les procédures injustes dont ils étaient les victimes. L'empereur se convertit au Christianisme et favorise la construction de nombreuses églises et basiliques à Rome et à Constantinople.
A la fin du IVème siècle l'empereur Théodose fait du Christianisme la religion officielle de l'empire Romain.
L'organisation du Christianisme est structurée avec, dans chaque ville, un évêque désigné par les fidèles et assisté par des prêtres et des diacres. L'évêque de Rome devient le chef de toutes les communautés chrétiennes.
Les lois s'inspirent des principes chrétiens et l'empereur est considéré comme le représentant de Dieu sur terre.
L'Eglise institution devient alors très riche et puissante dans un empire Romain déclinant. Elle acquiert des terres très étendues et reçoit des appuis financiers considérables.
- Dissensions internes
Pendant ces trois premiers siècles, au sein des communautés chrétiennes, des clans se forment et se heurtent, et des schismes apparaissent. Les principaux sujets d'achoppement sont la nature humaine et divine de Jésus, l'ouverture du Christianisme aux non Juifs, l'intégration ou le rejet des pratiques païennes dans le christianisme.
En 325, le concile de Nicée, à l'initiative de l'empereur Constantin, définit ce que doivent être les croyances au sein du christianisme et ce qui doit être rejeté.
- Les Evangiles canoniques et les Evangiles apocryphes
La disparition progressive des témoins oculaires de Jésus, morts de vieillesse ou en martyres, et l'extension du christianisme dans le bassin méditerranéen obligent les communautés Chrétiennes à mettre par écrit les témoignages des apôtres et des chrétiens de la première heure.
De très nombreux documents sont donc apparus avec des contenus souvent très différents, voire fantaisistes sur un même sujet. Il était donc nécessaire de mettre de l'ordre dans tous ces écrits et c'est ce que fit le concile de Nicée. Parmi tous ces documents il fut définit quatre Evangiles de référence qui furent attribués à des disciples n'ayant peut-être pas connu Jésus. Ce sont Matthieu, Marc, Luc et Jean. Ces Evangiles sont dits canoniques. Ils ont du être écrits en Araméen ou en Hébreu, puis traduits en langue grecque. C'est seulement dans cette dernière langue qu'ils ont été conservés.
De nombreux autres documents, partiels ou complets, ont été rejetés et furent nommés "Apocryphes". Ce sont les "Evangiles" de Judas, de Thomas, Jacques, Pierre et de bien d'autres. La dimension hagiographique, c'est à dire l'emploi du "merveilleux", y est importante, ainsi que l'insertion de thèses théologiques incompatibles.
Par"merveilles" du christianisme il faut entendre ce qui est très beau et unique et non pas dans le sens du "merveilleux".
Qu'est-ce qui rend le christianisme unique ?
- Tout d'abord Jésus qui est Dieu et fils de Dieu.
- Le partage du pain et du vin consacrés, corps et sang de Jésus.
- L'Esprit Saint qui nous est donné, comme accompagnateur de notre vie
- Les quatre Evangiles qui nous racontent l'amour de Dieu pour les hommes et par Jésus.
- Notre libération, par Jésus, de toutes les obligations rituelles de purification, tellement ancrées dans toutes les autres religions: "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur; mais ce qui sort de sa bouche".
- Le slogan de Jésus "Aimez-vous les uns les autres" qui a été désacralisé au moment de la révolution Française en "Liberté, Egalité, Fraternité" puis en nos temps modernes en "Démocratie".
A vous d'enrichir ce sujet en participant à ce blog.
Le Christianisme est sorti du Judaïsme par les prises de positions radicales de Jésus. Le peuple Juif était sous l'emprise de pratiques et d'observances qui étaient extrêmement difficiles à effectuer pour être "purs". C'était l'obsession des Pharisiens; un fardeau qu'ils imposaient au peuple mais qu'ils ne s'appliquaient pas ou peu à eux-mêmes. Il y avait plus de 200 observances pour être rituellement pur. Parmi elles, de nombreuses étaient des interdits religieux qui concernanient la nourriture, le port de certains vêtements, des actions qui ne pouvaient être faîtes le jour du sabbat, etc.
Jésus a révolutionné ces pratiques, scandalisant les autorités religieuses juives et attisant leur haine jusqu'à le faire mourir sur la croix. Il a prononcé une phrase radicale "Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur; mais ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui rend l'homme impur" (Matthieu 15, 11). Par cette phrase, il a libéré le christianisme naissant des nombreuses pratiques imposées aux Juifs.
Mais l'Eglise institution, très imprégnée par les écrits de l'Ancien Testament a, au cours des siècles, renoué avec certaines de ces pratiques : ne pas manger de viande pendant le carême, ne pas manger de viande le vendredi, communier en étant à jeun, obligation de la messe dominicale sous peine de péché mortel, ne pas prendre l'eucharistie en étant divorcé, refus de marier religieusement des personnes divorcées, etc...
Quelle est votre opinion là-dessus, et en particulier le cas des personnes divorcées ?
Est-ce qu'avorter est un crime, un meurtre ?
A partir de quand un embryon est à considérer comme un être humain ?
Au moment de la fécondation de l'ovule par le spermatozoïde ?
Au sortir du ventre de sa mère, comme le prévoit la législation.
Le foetus de 7 mois est un embryon, donc pas un humain. S'il y a accouchement prématuré, l'embryon passe de l'état de foetus à celui d'humain.
L'Eglise institution considère l'avortement comme un crime, un meurtre.
Quelle est votre opinion ?